Mon leitmotiv

Par Jean-Paul Bachand | dimanche 12 décembre 2010

Il n'y a d'obligatoire que la liberté. La capacité de penser par soi-même est la qualité première de tout être humain. Dans un échange d’idées, chacun peut avoir un point de vue différent sans pour autant rompre la communication

Et aussi, pas de liberté sans identité.


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Les vrais chiffres sur la méconduite sexuelle du clergé

Par Jean-Paul Bachand | lundi 06 décembre 2010

Les vrais chiffres sur la méconduite sexuelle du clergé

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Grossière exagération, réactions folles et hystériques face aux dommages psychologiques suite à des ASE

Par Jean-Paul Bachand | dimanche 07 novembre 2010

La Cour suprême du Canada a autorisé vendredi Shirley Christensen à poursuivre ses démarches en Cour supérieure du Québec contre l’archevêché de Québec.

MES COMMENTAIRES

La poussière est quelque peu retombée depuis ce dernier jugement. Mais qu’en est-il du jugement public, alimenté par les médias, quant à ce sujet qui refait régulièrement surface depuis plus d’une décade ?

Voici des extraits d’une étude basée sur la réalité objective des cas d’abus sexuels sur des enfants (ASE). À prendre en considération pour aider toute personne de bonne volonté à porter un jugement plus éclairé sur ce sujet épineux, toujours d’actualité. Dans cette étude les dommages psychologiques ne sont pas déniés, mais mesurés à leur juste valeur.

Dans une prochaine publication possible, je tenterai de trouver et de publier des extraits d’études sur la pédophilie dans l’Église catholique, encore là, afin de pouvoir mieux étayer notre jugement.

Étude scientifique, sur le terrain, des conséquences de l'abus sexuel sur enfants (ASE)

EXTRAITS

Les hommes et les femmes ayant vécu un ASE ont un moins bon équilibre que les sujets témoins. Ensuite, bien qu’elles soient statistiquement significatives, ces différences sont faibles. Pour les hommes par exemple, 99,51% de la variation constatée dans les tests d'équilibre peut être expliquée par d'autres facteurs que l'ASE. Ce résultat montre qu'en général, contrairement aux idées reçues, l'ASE n'affecte pas de façon majeure le bien-être psychologique et sexuel des personnes qui l'ont vécu.

(…)

Dans un de ses derniers livres, Seligman a étudié un certain nombre de recherches publiées sur les troubles associés à l'ASE. Il a conclu que les spécialistes de la santé mentale ont largement surestimé la dangerosité potentielle de l'ASE. Il a estimé qu'il était temps de mettre une sourdine à cette pitoyable comédie. Il a écrit que les enfants qui sont vraiment maltraités et qui souffrent doivent être considérés comme des victimes et aidés.

Mais imposer le rôle de victimes à ceux qui ne se sentent en rien brimés, c'est courir le risque d'une victimisation iatrogène, c'est à dire de provoquer par cette attitude des symptômes que les actes sexuels en eux-mêmes n'ont pas produits.

MES COMMENTAIRES

Nous sommes parfaitement d'accord avec les remarques de Seligman. LE RESULTAT DE TOUTES NOS ETUDES LE MONTRE CLAIREMENT: TENIR POUR ACQUIS, COMME LE FONT LA PLUPART DES PROFESSIONNELS DE LA SANTE MENTALE, DES HOMMES DE LOI, DES POLICIERS SPECIALISES, DES MEDIAS ET LE PUBLIC EN GENERAL, QUE LES RELATIONS SEXUELLES DEFINIES PAR LE TERME « ASE » PROVOQUENT DES DOMMAGES PROFONDS ET GENERALISES AUSSI BIEN CHEZ LES GARÇONS QUE CHEZ LES FILLES, C'EST SE LIVRER A UNE GROSSIÈRE EXAGÉRATION. Cette exagération fait partie d'un nouveau mode de pensée en noir et blanc où le gris n'a plus sa place. Cette pensée, à son tour, a le pouvoir de générer des réactions hystériques qui se sont multipliées depuis les années 80.

(…)

Cette folie prend racine sur l'idée extravagante que l'ASE est tellement destructrice que tous les moyens sont bons pour éradiquer ce "mal absolu".

(…)

D'un point de vue psychologique, il est prouvé que les enfants des maternelles chez qui on avait fait naître le faux souvenir d'avoir été violés dans des tunnels ou sodomisés au fer à friser, ont souffert de divers symptômes pathologiques d'ordre clinique. Mais ces symptômes sont apparus après et non avant que les spécialistes de la protection de l'enfant ne les interrogent. Il est aussi prouvé, documents à l'appui, que de nombreux patients soignés par la mémoire retrouvée, loin d'être soulagés, ont vu leur état empirer après le début du traitement. Ces réactions pathologiques chez les enfants interrogés et les patients traités sont, de toute évidence dus aux effets de l'intervention. Le pire étant que les chercheurs de l'industrie de l'abus sexuel en ont profité pour attribuer ces nouveaux symptômes aux effets pathogènes de l'ASE.

Pour terminer, nous insistons sur le fait que notre exposé n'est nullement destiné à plaider en faveur d'attitudes classées dans la catégorie ASE.

Mais nous tenons à affirmer aussi que des vues extravagantes sur la nature de l'ASE peuvent considérablement aggraver le problème. Et tel a bien été le cas. Il est impératif que le discours social sur les attitudes classées dans la catégorie ASE se fasse sur des bases rationnelles et non émotionnelles, faute de quoi tous les problèmes dont nous avons parlé ne pourront que perdurer.

Comme Goya l'observait dans l'un de ses croquis : "El sueno de la razon produce monstros". Traduction : « Le sommeil de la raison produit des monstres ».


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Deux textes de Léandre Bergeron sur "l'obligation de la liberté"

Par Jean-Paul Bachand | samedi 16 octobre 2010

« L’école est une vraie prison »

Léandre Bergeron, auteur, boulanger et ex-enseignant, considère l’école comme un lieu de cloisonnement. C’est l’une des raisons qui l’ont poussé à éduquer ses trois filles à la maison.

http://lafrontiere.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=138967&id=247

« For The Children’s Sake »

Translated from French by Pamela Levac (foreword by John Taylor Gatto)

A journal that chronicles a fascinating year in the life of a rural Quebec radical unschooling (life learning) family. Bergeron is a well-known author and activist who has long advocated for educational, political and social reform. And this book details many of his principles, while providing an inspirational look at how three young girls learn by living. Read an article the author wrote for Natural Life magazine in 1995 and an excerpt from the book that we recently published. Go here for more information about the book and to order online.

http://www.naturallifemagazine.com/9504/natchild.htm

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Spiritualité personnelle & Pratique communautaire

Par Jean-Paul Bachand | vendredi 13 août 2010

Une nouvelle façon de pratiquer sa religion est apparue depuis la Révolution tranquille au Québec. Et ailleurs dans le monde, depuis mai ’68. J’ai senti, d’abord en moi-même, puis pressenti chez les gens que je côtoyais cette vague de refus d’entendre et de subir le discours moralisateur de l’église catho, le seul que l’on connaissait et vivait à l’époque, avant l’apport d’autres religions, dont celui dit du Nouvel Âge. Particulièrement dans le domaine de la sexualité d’après, entre autres, le discours des gens qui m’interpelaient. Encore vrai aujourd’hui. Pensons seulement aux récentes déclarations du Cardinal Marc Ouellet.

Je me suis mis alors à dénoncer cette religion fondée sur l’ignorance, la peur, la punition, comme dit une auteure d’un site Web (http://pages.videotron.com/brodel/). À écrire et à tenter d’innover. De trouver un moyen de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bassin, comme je me disais à l’époque. Ce qui m’a amené à la publication sur Internet de mon livre en 2003, livre dont les idées principales étaient déjà jetées dès 1963.

J’ai, comme il fallait s’y attendre, essuyé une fin de non-recevoir du milieu ecclésiastique, de sorte que j’ai pris mes distances vis-à-vis de ce dernier. Mais, comme on peut le constater dans mon livre, j’ai toujours conservé une foi en Jésus–Christ parce qu’il nous a fait de beaux cadeaux : nous présenter Dieu (son existence est non pas une croyance, mais un savoir) comme une famille où le Père est super bon pour ses enfants, puis commencer à nous délivrer du mal (cela nous convainc davantage de la présence du mal aujourd’hui quand on est spectateur des atrocités des guerres que l’on nous présente à la télévision) et nous promettre la résurrection. Pour moi, ce sont là d’excellentes nouvelles.

Mais, il y a un mais, à la lecture des évangiles, il y a une sorte d’austérité qui nous répugne aujourd’hui. Il y a aussi une sorte de mauvaise nouvelle pour ceux qui, volontairement et librement, ne veulent rien savoir de Jésus-Christ et de sa seule obligation de prendre soin des petits, des pauvres. Ceux-là se punissent eux-mêmes et punissent ainsi les autres. Si la planète court à sa perte (on le constate plus aisément aujourd’hui), ce n’est pas à cause du Père, mais de ceux qui ne songent qu’à leurs profits et à entraîner les gens ordinaires dans le désastre provoqué par eux. Mais évidemment, les gens ordinaires se sentent floués et pratiquement impuissants. Ils rentrent à l’intérieur d’eux-mêmes pour se construire une spiritualité personnelle : je trouve cela très sain et pleinement compatible avec l’essence même de la spiritualité chrétienne.

Nous baignons encore dans ce bouillon de culture. Découvrir en soi la spiritualité qui jaillit de notre propre intérieur, avec tout ce que l’on est – cela inclut tout notre passé et notre futur anticipé –, trouver la perle rare que l’on porte au plus intime de soi-même est l’ABC de notre quête de « Douceur et d’Harmonie (qui) doivent gouverner le monde.. », pour citer le leitmotiv de l’auteure dont j’ai parlé plus haut. Et je fais miennes ses paroles « les vibrations de paix sont aussi efficaces que d'autres formes d'aide, je le crois vraiment. » N’y a-t-il pas là un sens communautaire, social à ce retour en soi ? C’est bien plus que d’aller à l’église. Une communauté non territoriale de personnes qui vivent la même spiritualité, par exemple via Internet comme beaucoup le font. Non pas un beau rêve, mais une réalité qui recèle une merveille...

Je m’étonne toujours de plus en plus de voir combien nos spiritualités se rejoignent... Celle de mes proches, de mes amiEs, de gens que je rencontre.

Au fond, je me dis qu’une nouvelle forme de spiritualité et de vie « monastique » s’est développée. Dans un vaste monastère non territorial, mais qui tend, selon l’expression d’Alvin Toffler, à se répandre dans le grand « Village global » que devient peu à peu la terre. Retour en soi dans sa petite cellule pour se mettre en contact (certains diront pour y prier) avec l’énergie universelle (que certains appellent « Dieu », d’autres, « Jéhovah », d’autres, « mon Être supérieur », d’autres, la « Vie », etc.). Prière communautaire dans des lieux d’échanges publics rendus possibles grâce aux moyens modernes de communication, en particulier grâce à l’Internet (nos nouvelles chapelles) où chacun peut s’exprimer dans la communauté. Travail, école, de plus en plus à domicile, encore grâce à l’Internet qui nous relie potentiellement tous, comme c’est le rôle de la religion de nous relier. Voilà, la nouvelle grande église. Nous allons tous de plus en plus dans cette nouvelle église, qui veut dire « rassemblement », où nous partageons nos convictions.

C’est comme M. Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir. Nous pratiquons tous sans le savoir nos valeurs personnelles, notre spiritualité personnelle (notre religion personnelle ?) dans une nouvelle vaste église (virtuelle ?) superstructurée, mais donnant la parole à tous. Oui, même à ceux qui n’ont pas encore d’ordinateur : profitant de ses retombées, des documents écrits ou audio visuels faits par ordinateur, ils transmettent déjà leur spiritualité, leurs convictions personnelles à ceux et celles qui peuvent les relayer.

Nil novi sub sole. Rien de nouveau sous le soleil. Ce sont les modalités qui changent.


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