Par Jean-Paul Bachand | vendredi 06 mars 2009
Tags: Tempête
Mon commentaire sur l'article « Dieu n'existe probablement pas » paru dans http://www.branchez-vous.com/info/opinions/evenement/2009/03/dieu_nexiste_probablement_pas.html
L’existence de Dieu — et qui il est — ne sont pas des vérités de Foi, des vérités à croire. Dieu n’est pas objet de croyance. C’est une question de philosophie naturelle.
Je me limiterai au patrimoine culturel religieux québécois. Comment en est-on arrivé ici où le nombre de « croyants » est encore très élevé (83%), à croire que l’existence de Dieu — et qui il est — soient une question de croyance?
Le fait de l’existence de Dieu et sa connaissance (ses attributs, qui il est) ne font pas partie de la Foi. Depuis fort belle lurette. Depuis au moins Aristote, repris par Thomas d’Aquin. Ceux qui ont fait un peu de philosophie — aujourd’hui dans les CEGEP, c’est une matière générale qui fait partie du diplôme — en ont peut-être entendu parler.
Eh oui ! L’existence de Dieu, qui, soit dit en passant, veut tout simplement dire « Lumière », est objet de raisonnement. On peut le nommer de différentes manières : Lumière, Vérité, Vie, Mon être Supérieur, Le Grand Manitou… Pas besoin de grandes révélations, ni même de la Bible ou du Coran ou du Bouddhisme... À moins d’être doté d’une intelligence dysfonctionnelle.
Pour la façon dont on arrive à se convaincre de l’existence de Dieu par simple raisonnement, l’article « Peut-on prouver l’existence de Dieu par la raison ? » paru sous la rubrique « Questions essentielles » sur le site « catholique.org » développe brièvement de cette capacité. Il se base, entre autres, sur l’Encyclique de Jean-Paul II « Fides et Ratio ».
Un passage du document, qui vient d’être suggéré, dit qu’il s’agit d’une connaissance par l’effet. Que cette démonstration ne peut pas parvenir à nous dire pourquoi la conclusion est vraie, mais elle peut néanmoins affirmer avec certitude qu’elle est vraie.
Cette forme de démonstration incite à la poursuivre constamment, à consolider à jamais notre conviction, à la détailler. C’est donc dire que le doute stimulateur fait partie du processus. Nous sommes tous athées. Une Mère Teresa qui doute : tout à fait normal et sain. Ceux qui se disent athées sont des gens qui se posent les vraies questions, des gens en pleine recherche, des gens que je préfère à ceux qui ont la « foi du charbonnier ».
Ce qui est de foi, fondé sur des croyances transmises par l’Église, le Peuple (de Dieu), c’est la croyance en une personne à la fois Dieu et Homme, Jésus-Christ : ça c’est fort. Le fait qu’il se soit dit Fils de Dieu lui a valu la peine capitale. Mais il est ressuscité (incroyable). Étant le premier né d’entre les morts, il nous a promis de nous ressusciter à notre dernier jour (ça c’est le comble, difficile à avaler).
Le Cardinal Raztinger, devenu Benoît XVI, a déjà écrit : « Dieu souffre et meurt. » La souffrance, la maladie et la mort sont des phénomènes que nous observons dans la nature universelle, du moins terrestre. Ne peut-on pas alors conclure que les souffrances humaines, les maladies, la mort sont des perfections que l’on retrouve en Dieu lui-même? Parce qu’elles sont des lieux de rencontre, de service, de Charité. Apprendre à faire l’éloge de la souffrance et de la mort, à cause des merveilleux fruits qu’elles produisent, nous procurerait peut-être une grande paix.
Jean-Paul Bachand
Licencié en Pédagogie des Sciences religieuses
Psychologue
2 commentaire(s)
Par Jean-Paul Bachand | samedi 12 juin 2010
Tags: Pape sexe
Commentaire suite à l'article d'Yves Boisvert paru dans La Presse du 12 juin 2010. Pour voir cet article, en voici le lien : http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/yves-boisvert/201006/12/01-4289377-le-pape-et-le-sexe.php
M. Yves Boisvert
Chroniqueur à LA PRESSE
Bonjour M. Boisvert,
J’ai beaucoup apprécié votre chronique « Le pape et le sexe ». Vous avez une bonne plume. À la suite de votre texte sur les positions radicales de la hiérarchie catholique, j’ai pensé vous soumettre brièvement ce sur quoi, à mon avis, elles se fondent.
Le fondement évangélique du célibat des prêtres repose entre autres, à ce que je crois savoir, sur les paroles suivantes de l'Évangile qui disent qu' ‟il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux”.
L’Église catholique occidentale exige de ses prêtres qu’ils fassent non pas un vœu de chasteté, mais la “promesse” à leur évêque de ne pas marier, de demeurer célibataires. Les prêtres catholiques occidentaux sont libres de devenir prêtres, mais non de se marier ou pas. Cette règle disciplinaire est apparue tardivement dans l’Église occidentale, soit vers le 13e siècle, même au 11e siècle. L’Église catholique de rite oriental ordonne des hommes, mariés ou non.
Il y a aussi ce texte fondamental qui apparaît d’une exigence radicale, fort difficile à comprendre hors contexte : ‟Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple.” N’est-ce pas là une certaine idée que Jésus a de l'amour ?
L’Évangile, dont l’Église est dépositaire, serait-il entaché d’une sorte d’obsession sexuelle (question de morale et non de dogme) ? Mais ce genre d’Église, qui nous semble avoir des rigidités inacceptables, nous laisse libres d’y adhérer et d’en être membres.
Tous mes encouragements,
Le théologien américain Dr. R. C. Lenski écrit ceci, je cite : « On a montré beaucoup de sagacité concernant la compréhension de ce mot haïr, avec un résultat médiocre ou nul. Au lieu de laisser au mot grec sa véritable signification, haïr, on l'a souvent réduit et édulcoré, au point de lui faire perdre son contenu réel. Tout ce dont nous devons nous souvenir, c'est que cette haine est la même que celle que nous trouvons en Dieu (Ps 5.6 ; 45.8 ; Héb 1.9), la même haine qui s'exprime chez les hommes pieux (Ps 26.5 ; 31.7). Ce qui nous choque instinctivement n'est pas tant le mot haïr lui-même, mais l'objet de cette haine, notre propre père, etc. Mais en dépit de cette haine chez Dieu, son amour demeure, et les deux sont tout à fait compatibles (voir Luc 6.27), et chacun d'entre eux (la haine et l'amour) au plus haut point. De même, la haine exigée de nous, si nous voulons être ses disciples, peut fort bien s'accorder avec notre amour à l'égard des nôtres. Jésus parle ici d'un père qui n'est pas lui-même disciple, ou s'il l'est, veut, dans son aveuglement, empêcher son fils de devenir un disciple. » Tiré de http://topchretien.jesus.net/topmessages/view/2309/hair-son-pere-et-sa-mere.htm. Il est souhaitable de consulter tout l’article.
0 commentaire(s)
Par Jean-Paul Bachand | mercredi 30 juin 2010
Tags: Jésus-Christ sage
Tous les grands sages et prophètes orientaux sont bien et je les admire pour ce qu’ils sont, pour leurs paroles de sagesse encourageantes. Comme Gandhi, Bouddha, Ramana Maharshi, les sages de l’Himalaya, Sri Sri Ravishankar, pour n’en nommer que quelques-uns. Ils réconfortent, puisent dans le naturel, donnent confiance en soi, tiennent compte du corps. Les religions du Nouvel Âge s’en inspirent.
Cependant y a-t-il parmi eux des sages qui tiennent compte de la RÉALITÉ DU MAL dans le monde ? Guerres, meurtres, cataclysmes dus au réchauffement de la planète créé par nos surconsommations, pauvreté, systèmes économiques matérialistes ne recherchant que le profit. Bref, y en a-t-il qui nous parlent de toutes les atrocités du monde, bien réelles pourtant, qui appellent les plus grands secours. Qui parlent de toutes les blessures du monde, qu’ils prennent sur leurs épaules ?
Y en a-t-il parmi ceux-là qui ont été traités de fous, de schizophrènes ? Qui ont démontré qu’ils parlaient d’autorité, de celle de Dieu lui-même ? (N.B. L’existence de Dieu est une évidence naturelle. On ne peut pas démontrer qu’il n’existe pas. Qu’il s’appelle Yahvé, Elohim, Lumière qui luit dans les ténèbres, Allah, etc.).
Y en a-t-il parmi ceux-là qui ont été condamnés à mort par la Justice de l’État pour avoir pris la part du bien et pour avoir dénoncé le mal qu’ils vaincraient ? Y en a-t-il parmi ceux-là qui nous ont promis de nous ressusciter à notre dernier jour ? Y en a-t-il parmi ceux-là qui nous ont garanti, avec la force de leur autorité, qu’ils nous délivreraient de tous les maux de la terre, mort y comprise ?
Qu’ils nous délivreraient du fait d’avoir serré la main du diable, comme cela est arrivé au Général Roméo Dallaire au Rwanda ? Que cette délivrance était déjà à l’œuvre ? Qu’ils sont partis temporairement nous préparer une place dans la Maison du Père, mais qu’ils reviendront à l’improviste lorsque les nations s’élèveront les unes contre les autres, qu’il y aura de grandes calamités, des inondations sans pareilles, des tremblements de terre sans pareils, des catastrophes écologiques ? Qui ont fondé une Église que les forces du mal ne réussiront jamais à détruire, ni même les scandales de pédophilie ?
Que la lutte contre le mal ne requérait que de petits gestes : donner à boire au petit qui a soif, aider les pauvres, visiter les malades (pas nécessaire de les soigner), visiter les prisonniers (pas nécessaire de les sortir de prison). Qui ont demandé d’aimer Dieu en premier, puis tous ses fils et filles, non pas comme soi-même, mais comme eux-mêmes les ont aimés, jusqu’à leur donner leur propre vie.
Je ne crois pas retrouver de telles promesses, de tels engagements et prises en charge, ni de telles demandes chez aucun des plus grands sages de ce monde, hormis de la part de Jésus-Christ venu nous délivrer du mal pour notre plus grand bonheur.
Commentaires
0 commentaire(s)
Par Jean-Paul Bachand | samedi 10 juillet 2010
Tags: Préoccupation
Puisque l’Église catholique est tellement mise sur le banc des accusés, même rejetée, particulièrement ici, au Québec, je suis le premier à dénoncer ce qui me semble ne plus aller dans cette même Église.
Les obstacles enlevés, comme des mauvaises herbes, et une spiritualité renouvelée étant proposée, j’espère que notre peuple pourra voir toute la richesse spirituelle dont il se prive, ainsi que de la beauté esthétique de l’ « Institution » elle-même, ayant l’habitude de justifier son rejet par une question d’argent, à Rome.
N’oublions pas que cette Église a Jésus-Christ comme fondateur. Et qu’il n’en a fondé qu’une seule. Cependant, a-t-on perdu la foi, non pas en Dieu (peut-être), mais en Jésus-Christ ?
2 commentaire(s)
Par Jean-Paul Bachand | mardi 20 juillet 2010
Tags: Éducation libre
1. Il faut s’asseoir sur ses principes jusqu’à ce qu’ils “pètent”. Se boucher les oreilles face à tous les courants de pensées pédagogiques. Rentrer en soi-même, agir en écoutant sa conscience critique.
2. Importance des apprentissages par le jeu. Donc, place au plaisir. Et à la manière enjouée lorsqu’on participe aux apprentissages.
3. Importance de laisser tranquilles les enfants dans leurs apprentissages (à noter qu’ils sont toujours en train d’apprendre, par centres d’intérêt qui durent de plus en plus longtemps). De leur foutre la paix. Ainsi, ils sauront nous foutre la paix.
4. Importance de montrer — v.g. par des moments d’intimité spéciale des parents — qu’il existe une relation particulière entre le père et la mère. L’enfant doit sentir que, sur le plan psychosexuel — et non sur le plan psychoaffectif — , il y a un espace réservé aux parents.
5. Liberté ne veut pas dire anarchie : bien au contraire. Mais la liberté se doit d’être surveillée, protégée.
6. Le rôle des parents est de créer un environnement enrichi (rôle de jardinier) et de mettre en place une organisation praticopratique qui, par surcroît, leur procurera du repos.
7. La discipline, tout comme la politesse, viennent par surcroît, sans les rechercher.
8. L’enfant est tributaire de nos humeurs, de nos impatiences comme de nos enthousiasmes, de nos engouements, de nos attitudes détendues et enjouées.
9. Dix-huit ans de vie des parents consacrées à leurs enfants — c’est bien peu, quand on y songe, sur une vie de 75-80 ans — , vécues d’une façon détendue (des années de bonheur), en valent la peine pour assurer le succès de la vie tout entière de nos enfants.
10. Toutes les attitudes décrites jusqu’ici n’engendrent pas la crainte de l’autorité.
Tous ces « principes » sont contenus dans mon livre "Dieu est Chair" publié sur Internet depuis mai 2003. Ces dix principes sont généraux et ne préjugent pas de leur application. Ils constituent un rappel et un condensé des principes de l’éducation libre, auxquels les parents sont invités à adhérer et à appliquer… librement.
Référence : ILLICH, Yvan, Une société sans école, traduit de l’anglais par Gérard Durand, Paris, Éditions du Seuil 1971, 219 p.
0 commentaire(s)
page 1 sur 3 |
suivante > |
>>