Par Jean-Paul Bachand | vendredi 02 décembre 2011
Tags: Intimidation Transformons nos écoles
Le suicide de Marjorie Raymond est la pointe de l’iceberg. C’est le signe que nos enfants et adolescents sont malheureux à l’école. Il y en a qui sont très malheureux. Qui en viennent à haïr aller l’école, à avoir peur d’y aller. Qui tombent en grave dépression. Une école qui n’est plus adaptée à notre temps. Dépassée.
Pourquoi, jusqu’à aujourd’hui ne serait-il pas possible de transformer radicalement nos écoles traditionnelles ? De les transformer en dimension plus humaine, plus libre ? Divisée en petits îlots d’une douzaine d’élèves, qui établissent eux-mêmes leurs centres d’intérêts ? Où l’éducateur est disponible, observateur, un repère, un témoin ? Non un surveillant transmetteur de connaissances ? Où les élèves vont à l’école parce qu’ils aiment ça ?
La grande réforme en éducation des années soixante n’a rien amélioré, ne fonctionne pas. Les écoles des années quarante et cinquante pouvaient fonctionner jusqu’à un certain point parce qu’elles étaient encore de dimension humaine. Pourquoi ne pas en profiter pour transformer complètement les écoles primaires et secondaires ?
Nous ne transformons pas nos écoles parce que toute la société est fondée sur la punition. Skinner, le fondateur de la psychologie du comportement, l’a dit avant moi. La société croit que l’être humain naît mauvais. Jean-Jacques Rousseau, précurseur de la pédagogie moderne, disait : « L’homme naît bon, c’est la société qui le corrompt. » Ben, voyons donc. C’est évident que l’homme naît mauvais. Mario Roy, dans son éditorial « Jeux de guerre » le démontre d’une façon convaincante dans La Presse du 1er décembre. : « Aucun lieu n’est plus cruel qu’une cour d’école. Ou plutôt si. Il y a ces champs de bataille du tiers-monde où les enfants transformés en soldats (…) sont bien souvent les plus durs, les plus brutaux, les plus déchaînés, les plus enthousiastes, les plus cinglés, des combattants… », dit-il.
C’est un raisonnement fort simpliste. Fondé sur la croyance populaire, ambiante depuis des millénaires, qui coupe court à tout raisonnement. Mario Roy nous parle d’enfants qui ont déjà fait un bon bout de chemin dans leur développement : des enfants qui ont déjà l’âge de raison.
Bien sûr, il y en a qui vont dire que les petits enfants sont égocentriques, menteurs, manipulateurs, qui sont le boss dans la maison ; qui sont des pervers (polymorphes) qu’il faut punir pour les empêcher de pousser tout croche.
Un nombre faramineux d’apprentissages ont été déjà faits par l’enfant, de sa conception jusqu’à son entrée en garderie. Une foule d’études ont été faites en psychologie pour démontrer que les bébés apprennent in utero les fondements de leur langue maternelle et paternelle, qu’ils y font même des mathématiques. Trouvant de tout maintenant sur Internet, tout un chacun peut aller vérifier ces dernières conclusions.
Si une paramécie, animal unicellulaire possède toute l’intelligence nécessaire à son fonctionnement, imaginez déjà toute l’intelligence d’un enfant qui vient de naître et sa capacité fulgurante d’apprendre.
Toute psychologie se centre sur l’importance primordiale du développement des premières années de vie. Jusqu’à dire « Tout se joue avant six ans ».
Les enfants ne naissent pas méchants, mais blessés par la société investie dans ses parents, de générations en générations. Des parents qui n’ont pas encore su s’opposer aux croyances millénaires de la foule.
Jean-Paul Bachand, psychologue
0 commentaire(s)
Par Jean-Paul Bachand | mardi 24 janvier 2012
Tags: Plaidoyer école maison
Aujourd’hui, 24 janvier 2012, Christopher Roblin s’apprête à lancer la « Fondation KidKop » pour lutter contre l’intimidation à l’école : un petit bureau de police à l’entrée principale de chaque établissement scolaire.
Dans les années ’70, on parlait de « taxage ». Des élèves de 6e année se battaient à l’arme blanche dans la cour d’école, ce qui faisait l’objet principal des rencontres de parents de tous les cycles, des plus vieux aux plus jeunes.
Von Hayek parle de superstitieux les concepts de « libération personnelle par le rejet des refoulements et de la morale traditionnelle et d’éducation permissive comme voie vers la liberté. »
Est-ce que l’école libre (vraiment libre) à la maison est une superstition qui ne débouche pas sur l’autonomie, l’épanouissement ? Est cause des dérapages de l’école moderne, fruit du « New Age » ? Faudrait voir chez les enfants qui ont vécu cette école libre ou qui la vivent actuellement.
Est-ce commettre un tort incommensurable à nos enfants que de faire l’école libre à la maison ? Un acte antisocial qui mérite une sorte d’excommunication de toute la famille par les conseils de pastorale ?
Les temps ont-ils changé ? Bonne question. Faut être vigilants vis-à-vis des écoles qui, maintenant, veulent surveiller ou aider les parents, premiers éducateurs.
Au postulat qu’il faut un encadrement, une structure externe, je réponds que dans l’éducation libre il y a une structuration de base naturelle qui émerge. À celui qu’il faut une autorité, je réponds que l’autorité se définit par « être l’auteur de ». L’auteur des meilleures conditions bienveillantes des épanouissements, comme le jardinier, le cultivateur.
L’école à la maison commence dès la naissance pour tous les enfants. Il faut s’attendre à ce que ceux qui reçoivent alors une éducation « libre » se développent beaucoup plus que la moyenne. Cela peut faire en sorte qu’ils soient plus facilement objets d’intimidation de tout le milieu scolaire, personnel y compris, s’ils vont à l’école du coin. Je pose comme hypothèse que les enfants doués sont plus sujets à exclusion que les enfants moins doués. Parce que l’école tend à niveler vers le bas.
0 commentaire(s)
Par Jean-Paul Bachand | mercredi 08 février 2012
Tags: Réincarnation - Énergie universelle
La purification personnelle de l’ego, n’est pas son anéantissement. Celle de l’au-delà se situe dans la continuation de la purification terrestre. La réincarnation est une purification terrestre successive et « impersonnelle » de l’ego jusqu’à sa disparition pour se confondre dans le grand tout de l’Énergie universelle
.
Dans la foi universelle (ou catholique), l’Énergie universelle est personnalisée, familiale : Père infiniment Créateur, Fils tout Humble et Esprit tout Amour.
Dans la foi universelle (catholique), chaque humain est une PERSONNE UNIQUE (le code génétique de chacun en témoigne), qui commence sa Purification (son Purgatoire) sur la terre (environ 80 ans et moins), en route vers l’humilité, le contraire de la liberté orgueilleuse évacuant Dieu, qui a compromis les premiers humains, nos premiers parents. Souffrances dans la perte de ceux qu’on aime, maux sociaux, guerres, accidents, maladies, vieillissement et mort sont des moyens universels destinés à nous rendre de plus en plus humbles. Le moi qui cède la place au soi, ouvert aux autres.
Après le passage dans l’au-delà, dans ce nouvel état lumineux qui succède à une seule incarnation de la même personne, la purification, le purgatoire des Saints, des Baptisés, en présence du Christ, des Anges, des Saints, de ses proches retrouvés, se poursuit, invalidant toute réincarnation terrestre indéfinie. Déjà au-delà du Nirvana.
Afin de pouvoir en arriver à l’inattendu impossible, à plus que se fondre dans l’Énergie Universelle, mais à VOIR cette Énergie personnalisée, Père, Fils et Esprit. Comme elle se voit elle-même. Sans se noyer, sans perdre aucunement son individualité, sa personnalité. À voir le Dieu tout Humble, qui s’est abaissé à notre condition terrestre fragile, qui a pris Chair. Pour en arriver à cette vision « béatifique » face à face, cette vision qui nous rendra heureux d’une façon incommensurable, inépuisable et éternelle.
Ces purifications du moi en ce monde et dans l’autre en vue du développement de soi, de plus en plus compatissant, ouvert à l’Autre, nous apparaissent alors raisonnables et acceptables. Nul besoin de repasser un nombre indéfini de fois à travers l’épreuve terrestre. Une seule suffit. Il y a l’autre, beaucoup plus enrichissante, faite dans le ciel, où il n’y a plus de larmes, de conflits, de guerres.
La « Sonnerie aux Morts (il Silenzio)» par une jeune fille trompettiste, accompagnée de l’Orchestre dirigé par le néerlandais André Rieu, peut préfigurer celle des « Anges » qui accueillent les morts dans l’au-delà, qui nous accueillent déjà :
http://www.flixxy.com/trumpet-solo-melissa-venema.html
0 commentaire(s)
Par Jean-Paul Bachand | lundi 13 février 2012
Tags: Gnose sexuelle Jean-Paul II
Élaboration autour d'un EXTRAIT du commentaire du 23 février 2010 de MICHEL MOTTET dans Les "Scandaleuses Béatitudes" de l'Église moderne, La Question.
Source : taper "scandaleuses béatitudes" sur un moteur de recherche.
L'EXTRAIT
« Quant à l’ÉGLISE, la véritable Église, elle a toujours enseigné que la faute originelle, comme déjà dit, se transmettait par la génération charnelle - puisque Ève et Adam ont décidé de se reproduire comme des bêtes, raison pour laquelle, lorsque Dieu les a chassés du paradis terrestre, Il les a revêtus de peau de bêtes. Et elle a toujours enseigné que le MARIAGE est un CONTRAT et que c’est dans ce contrat – donc du domaine spirituel – que réside le SACREMENT. »
MES RÉFLEXIONS SUR CE COMMENTAIRE
Dans l’état d’amitié avec Dieu, il est dit d’Adam et Ève : "tous deux étaient nus, l'homme et sa femme, et ils n'avaient pas honte l'un de l'autre." (Gn 2, 25). Étant amis de Dieu, tous deux vivaient une sexualité harmonieuse, des rapports homme-femme harmonieux. Probablement en plein contrôle de leur fécondité généreuse, appelée à donner beaucoup de fruits. Sur le mode de reproduction des arbres donnant beaucoup de fruits. Les arbres portent visiblement leurs fruits, en quantité innombrable, à la différence des mammifères dont les petits sont en nombre réduit et naissent détachés de leurs parents.
Après la chute, "leurs yeux s'ouvrirent et ils connurent qu'ils étaient nus ; ils cousirent des feuilles de figuier et se firent des pagnes." (Gn 3, 7). Le fruit de l’arbre au milieu du jardin ayant été consommé, l’homme et la femme savent que l’amitié avec Dieu a été rompue. Perte de la perspective de l’enfant dans leur rencontre sexuelle ? Ils se rendent compte alors que leur sexualité est devenue déséquilibrée, non pas bestiale, mais encore comparable, selon eux, à celle des plantes à fruits nombreux, comme le figuier. L’homme a désormais honte de sa sexualité devenue plus mystérieuse. Il en rit "jaune".
Et l'homme de répondre à Dieu qui le cherche : "j'ai eu peur parce que je suis nu et je me suis caché." (Gn 3, 10). C’est le nouveau dialogue entre Dieu et l’homme. Dieu recherche toujours l’amitié de l’homme, même l’homme le fuit. L’homme a maintenant peur de Dieu à cause de sa sexualité déséquilibrée. Ce déséquilibre l’éloigne alors de Dieu.
Enfin "Yahvé Dieu fit à l'homme et à sa femme des tuniques de peau et les en vêtit." (Gn 3, 21). L’accouplement est spectaculaire et vu comme dégradant dû à la guerre entre les mammifères mâles pour se faire accepter par une femelle. Ce qui n’est pas le cas des plantes, où visiblement il n’y a pas de conquête et dont les fleurs diverses sont d’une grande beauté. Dieu fait maintenant comprendre à l’homme et à la femme que leur modèle de transmission de la vie ne se fait plus sur le mode des plantes, des fleurs et de leurs fruits, mais sur le modèle observable des animaux supérieurs (mammifères), et que, respectant leur liberté, il accepte que l’homme ait maintenant tendance à devenir hostile, guerrier, et la femme à exclure les faibles, comme les mammifères mâles entre eux et la femelle qui accepte le meilleur. Source de l’eugénisme ?
Le "péché originel de nos premiers parents" se transmet à mon avis aussi bien socialement que génétiquement. C’est pourquoi l’Église catholique baptise les humains dès leur naissance.
À noter que le sacrement de mariage n’est pas seulement un contrat spirituel. Il ne repose pas seulement sur le consentement mutuel, mais aussi sur sa "consommation charnelle".
Aujourd’hui, après des siècles de lutte contre la concupiscence et l’irascible de la morale catholique et protestante (modèles de l’homme et de la femme blessés, inclinés au mal), Vatican II, tout en maintenant cette même morale (cf. le Catéchisme de 1992), a voulu orienter le peuple de Dieu vers le modèle de l’homme et de la femme rachetés par Jésus Christ, nouvel Adam, présent à travers les siècles sous les formes du pain et du vin (produits du blé et de la vigne), né de la nouvelle Ève, Marie, qui l’a enfanté sans accouplement, comme le lys des champs, dans l’harmonie complète entre elle et son époux.
Jésus Christ, dans ses paraboles, parle abondamment des plantes : le lys des champs, le grain de sénevé ou de moutarde, le grain de blé mis en terre, le figuier stérile, la moisson abondante (mais les ouvriers peu nombreux), la vigne (je suis le cep, vous êtes les sarments). Les esprits mauvais habitent surtout des hommes et des mammifères (porcs).
Vatican II et Jean-Paul II ont mis l’accent sur le couple marié tel qu’il a été créé par Dieu dans son harmonie et sa splendeur originelles, ses rapports sexuels étant globalement et toujours intégrés à ses fruits, à ses enfants potentiels, à ses enfants à naître, puis à ceux déjà nés.
Pourquoi tomber à bras raccourcis sur la Théologie du corps de Jean-Paul II ? Ne trouvez-vous pas que notre époque n’a pas grandement besoin de cette vision positive de la sexualité dans le sacrement du mariage ? Pour notre époque caractérisée par les séparations et les divorces avec un taux de fécondité inférieur à nos survivances culturelles ? Avec des drames familiaux qui ne sont que la pointe de l’iceberg ?
Est-ce que la vision positive des choses, l’encouragement, ne produit pas plus de fruits que l’inverse, la répression ? Est-ce que Jean-Paul II, avec sa Théologie particulière, n’a pas emprunté la voie étroite proposée par Jésus Christ ? Parce qu’il a osé parler en bien de l’union des corps dans le mariage, ne porte-t-il pas sa croix en se faisant traiter d’hérétique et d’impie pour cela ?
0 commentaire(s)
<< |
< précédente |
page 3 sur 3