La Cour suprême du Canada a autorisé vendredi Shirley Christensen à poursuivre ses démarches en Cour supérieure du Québec contre l’archevêché de Québec.
MES COMMENTAIRES
La poussière est quelque peu retombée depuis ce dernier jugement. Mais qu’en est-il du jugement public, alimenté par les médias, quant à ce sujet qui refait régulièrement surface depuis plus d’une décade ?
Voici des extraits d’une étude basée sur la réalité objective des cas d’abus sexuels sur des enfants (ASE). À prendre en considération pour aider toute personne de bonne volonté à porter un jugement plus éclairé sur ce sujet épineux, toujours d’actualité. Dans cette étude les dommages psychologiques ne sont pas déniés, mais mesurés à leur juste valeur.
Dans une prochaine publication possible, je tenterai de trouver et de publier des extraits d’études sur la pédophilie dans l’Église catholique, encore là, afin de pouvoir mieux étayer notre jugement.
Étude scientifique, sur le terrain, des conséquences de l'abus sexuel sur enfants (ASE)
EXTRAITS
Les hommes et les femmes ayant vécu un ASE ont un moins bon équilibre que les sujets témoins. Ensuite, bien qu’elles soient statistiquement significatives, ces différences sont faibles. Pour les hommes par exemple, 99,51% de la variation constatée dans les tests d'équilibre peut être expliquée par d'autres facteurs que l'ASE. Ce résultat montre qu'en général, contrairement aux idées reçues, l'ASE n'affecte pas de façon majeure le bien-être psychologique et sexuel des personnes qui l'ont vécu.
(…)Dans un de ses derniers livres, Seligman a étudié un certain nombre de recherches publiées sur les troubles associés à l'ASE. Il a conclu que les spécialistes de la santé mentale ont largement surestimé la dangerosité potentielle de l'ASE. Il a estimé qu'il était temps de mettre une sourdine à cette pitoyable comédie. Il a écrit que les enfants qui sont vraiment maltraités et qui souffrent doivent être considérés comme des victimes et aidés.
Mais imposer le rôle de victimes à ceux qui ne se sentent en rien brimés, c'est courir le risque d'une victimisation iatrogène, c'est à dire de provoquer par cette attitude des symptômes que les actes sexuels en eux-mêmes n'ont pas produits.
MES COMMENTAIRES
Nous sommes parfaitement d'accord avec les remarques de Seligman. LE RESULTAT DE TOUTES NOS ETUDES LE MONTRE CLAIREMENT: TENIR POUR ACQUIS, COMME LE FONT LA PLUPART DES PROFESSIONNELS DE LA SANTE MENTALE, DES HOMMES DE LOI, DES POLICIERS SPECIALISES, DES MEDIAS ET LE PUBLIC EN GENERAL, QUE LES RELATIONS SEXUELLES DEFINIES PAR LE TERME « ASE » PROVOQUENT DES DOMMAGES PROFONDS ET GENERALISES AUSSI BIEN CHEZ LES GARÇONS QUE CHEZ LES FILLES, C'EST SE LIVRER A UNE GROSSIÈRE EXAGÉRATION. Cette exagération fait partie d'un nouveau mode de pensée en noir et blanc où le gris n'a plus sa place. Cette pensée, à son tour, a le pouvoir de générer des réactions hystériques qui se sont multipliées depuis les années 80.
(…)Cette folie prend racine sur l'idée extravagante que l'ASE est tellement destructrice que tous les moyens sont bons pour éradiquer ce "mal absolu".
(…)D'un point de vue psychologique, il est prouvé que les enfants des maternelles chez qui on avait fait naître le faux souvenir d'avoir été violés dans des tunnels ou sodomisés au fer à friser, ont souffert de divers symptômes pathologiques d'ordre clinique. Mais ces symptômes sont apparus après et non avant que les spécialistes de la protection de l'enfant ne les interrogent. Il est aussi prouvé, documents à l'appui, que de nombreux patients soignés par la mémoire retrouvée, loin d'être soulagés, ont vu leur état empirer après le début du traitement. Ces réactions pathologiques chez les enfants interrogés et les patients traités sont, de toute évidence dus aux effets de l'intervention. Le pire étant que les chercheurs de l'industrie de l'abus sexuel en ont profité pour attribuer ces nouveaux symptômes aux effets pathogènes de l'ASE.
Pour terminer, nous insistons sur le fait que notre exposé n'est nullement destiné à plaider en faveur d'attitudes classées dans la catégorie ASE.
Mais nous tenons à affirmer aussi que des vues extravagantes sur la nature de l'ASE peuvent considérablement aggraver le problème. Et tel a bien été le cas. Il est impératif que le discours social sur les attitudes classées dans la catégorie ASE se fasse sur des bases rationnelles et non émotionnelles, faute de quoi tous les problèmes dont nous avons parlé ne pourront que perdurer.
Comme Goya l'observait dans l'un de ses croquis : "El sueno de la razon produce monstros". Traduction : « Le sommeil de la raison produit des monstres ».